Histoire d’autoportrait #2

Ce n’est pas l’autoportrait le plus réussi mais c’est celui qui m’a définitivement fait prendre un tournant dans cet exercice et dans mon évolution personnelle.


Quelques mois auparavant, je m’étais lancée professionnellement en photographie, j’avais mon numéro de siret et je n’attendais plus que les clients.

Spoiler alert 1 : Il y en a eu
Spoiler alert 2 : Je les ai tous envoyé chez une autre photographe…

Je disais à chaque fois la même phrase :

“J’ai trop de travail, je ne vais malheureusement pas pouvoir m’ajouter un contrat supplémentaire, mais j’ai quelqu’un de très bien à vous conseiller.”

FAUX.
Je n’avais aucun taf.
J’angoissais juste tellement que je préférais tout décliner. J’étais persuadée que j’allais tout foirer. Les gens allaient regretter de m’avoir contactée et ils allaient penser (pire : RÉALISER) que je ne savais pas du tout faire de la photo (le syndrome de l’imposteur, gros gros kiff).
Tout allait bien dans le meilleur des mondes, le mien donc, celui où on s’évite tout, le taf, les gens, les jugements (je ne suis pas folle vous savez), jusqu’à ce que je réalise que tout ça n’allait pas pouvoir continuer indéfiniment (faut bien manger)

Spoiler alert 3 : j’ai quand même tenté haha !

Sauf que je me suis bien sûr retrouvée à sec.
Et ma mère de me demander :

“Mais tu n’as personne qui te contacte pour travailler ?”

Oups.
Il était temps de régler le problème.
Je suis allée voir une thérapeute et, je vous la fais très courte, au milieu des échanges sur le manque de confiance en soi, il en est sorti que j’avais envie de faire du nu mais que je n’osais pas.

Je suis rentrée et je me suis foutue à poil.
C’était étrange et euphorisant.
Une vraie libération !

Quel rapport avec le taf ?
Eh bien tout simplement la confiance en soi qui a un peu bougé en acceptant de faire ce que j’avais envie de faire !

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