Histoire d’autoportrait #1

Il y a des photos dont on sait qu’elles seront importantes parce qu’elles nous font ressentir suffisamment de fierté pour se dire « ok, ça c’est vraiment cool » sans même être gêné.e de s’extasier devant son propre travail.

Photographie de Nadia Wicker

Ça n’arrive pas suffisamment souvent à mon goût mais parfois il en sort une qui est validée à la seconde où elle est crée.

Et assez étrangement, à côté de la foule d’images qui font douter, LA photo est accompagnée d’une certitude indémontable que « c’est la bonne ». Le sentiment n’est pas nécessairement objectif, il ne sera peut-être même pas partagé et la photo ne vivra peut-être même pas au delà de notre propre appréciation, mais dans le chemin photographique personnel elle aura compté !

Ces photos là me donnent la sensation de marches gravies. Elles représentent une évolution vers un mieux mais aussi la preuve d’une évolution à toujours possible, et ça c’est quand même vachement rassurant !

Je venais de recevoir un colis et ma commande avait été blindée de grosses poches plastiques prêtes à exploser. Elles étaient tellement tendues que j’ai eu envie de voir quel effet elles pouvaient donner plaquées sur mon visage !

Cette photo, que j’avais appelée « Human product » avait servi d’illustration à ma toute première exposition personnelle à Paris en 2010 !